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Dispositif Éco Énergie Tertiaire : obligations, outils et leviers pour agir

Le Dispositif Éco Énergie Tertiaire vise à réduire la consommation d'énergie dans les bâtiments tertiaires. Il fixe des objectifs ambitieux : moins 40% d'ici 2030, moins 50% d'ici 2040 et moins 60% d'ici 2050 par rapport à l'année de référence 2010.

Cette mesure concerne une large gamme de bâtiments ayant une surface supérieure à 1000 m², à l'exception des constructions provisoires, des lieux de culte et des activités de défense.

Tous les acteurs, incluant les propriétaires et les preneurs à bail des bureaux, commerces, hôtels, établissements publics et équipements sportifs, doivent déclarer leur consommation énergétique chaque année sur la plateforme OPERAT.

Pour encourager la réduction de la consommation énergétique, le dispositif prévoit des sanctions administratives pour les acteurs qui ne respectent pas leurs obligations. Les amendes peuvent atteindre jusqu'à 1 500 euros pour les individus et 7 500 euros pour les entités juridiques.

La plateforme OPERAT joue un rôle central dans le suivi de ces obligations, offrant également des attestations de consommation et un guide pratique pour faciliter la déclaration annuelle des données énergétiques.

Comprendre le dispositif Éco Énergie Tertiaire

Définition du décret tertiaire et de l’obligation réglementaire

Le décret n° 2019-771, publié le 23 juillet 2019, lance le Dispositif Éco Énergie Tertiaire (EET). Ce décret impose une réduction de la consommation d'énergie dans les bâtiments à usage tertiaire.

Il vise à lutter contre le changement climatique en diminuant les émissions de gaz à effet de serre. L'objectif clair est de parvenir à une sobriété énergétique efficace dans ce secteur.

Cet engagement réglementaire s'inscrit dans une démarche globale de transition énergétique, répondant aux enjeux cruciaux du changement climatique. Il engage les acteurs du secteur tertiaire dans une réduction progressive de leur consommation énergétique.

Pour y arriver, ils doivent suivre des objectifs précis et soumettre régulièrement leurs données de consommation sur la plateforme OPERAT.

Objectifs de réduction : -40 %, -50 %, -60 % d’ici 2050

Le dispositif Éco Énergie Tertiaire fixe des objectifs ambitieux pour réduire la consommation d'énergie finale des bâtiments tertiaires. D'ici 2030, une réduction de -40% est attendue par rapport à l'année de référence 2010.

Puis, l'objectif passe à -50% en 2040 et atteint -60% en 2050. Ces chiffres montrent l'engagement de la France vers une efficacité énergétique accrue et une réduction des émissions de gaz dans le secteur du bâtiment.

Ces réductions s'inscrivent dans le cadre de la loi ELAN et sont essentielles pour répondre aux enjeux du plan de sobriété énergétique et de la transition écologique. Elles exigent des actions concrètes comme la réalisation de travaux de rénovation et l'amélioration des usages énergétiques.

Le suivi de ces objectifs se fait via la déclaration des consommations sur la plateforme OPERAT, facilitant ainsi l'engagement des acteurs concernés vers les objectifs nationaux bas carbone.

Les textes de référence : loi ELAN, arrêté valeurs absolues

La loi ELAN, adoptée le 23 novembre 2018, définit un cadre législatif pour l'adaptation du logement, de l'aménagement et du numérique en France. Elle engage les acteurs du bâtiment vers une réduction significative de la consommation énergétique des bâtiments tertiaires.

Le décret n° 2019-771 du 23 juillet 2019 précise les obligations de ces acteurs pour atteindre les objectifs de réduction fixés à -40%, -50%, -60% d'ici 2050 par rapport à une année de référence.

Ces textes imposent le suivi et la déclaration des consommations d'énergie pour les surfaces de plancher supérieures ou égales à 1 000 m².

L'arrêté du 10 avril, relatif aux valeurs absolues, complète le dispositif en déterminant les modalités techniques de calcul et de suivi de la performance énergétique. Il offre également la possibilité de choisir entre valeur absolue ou progression relative pour mesurer l'efficacité des actions mises en œuvre.

Ces documents sont accessibles sur le site du ministère de la Transition écologique et constituent des outils d’accompagnement essentiels pour tous ceux qui sont assujettis à ce régime réglementaire.

Bâtiments concernés et acteurs obligés

Tous les bâtiments à usage tertiaire d'une surface de plancher supérieure ou égale à 1000 m² sont concernés par le dispositif Éco Énergie Tertiaire. Cela inclut bureaux, commerces, hôtellerie et équipements publics.

Les propriétaires et les preneurs à bail doivent agir. Ils ont l'obligation de déclarer leur consommation énergétique sur la plateforme OPERAT. Cette réglementation touche près de 68 % du parc tertiaire en France, soit plus de 973 millions de m².

Certaines exceptions existent. Les constructions temporaires, les lieux de culte et les activités liées à la défense ne sont pas assujettis au dispositif. Les acteurs engagés doivent comprendre leurs responsabilités pour éviter des sanctions.

Les amendes peuvent atteindre 7 500 euros pour les personnes morales en cas de non-respect des obligations.

Quels types de bâtiments sont concernés ?

Les bâtiments concernés par le dispositif Éco Énergie Tertiaire incluent tous ceux à usage tertiaire ayant une surface supérieure ou égale à 1 000 m². Cela représente environ 68 % du parc tertiaire en France.

Les locaux d'usage tertiaire englobent divers secteurs, comme les bureaux, les commerces, les entrepôts et les établissements de restauration. Ces bâtiments doivent respecter des obligations de réduction des consommations énergétiques.

La mise en œuvre de ces règles vise à favoriser une économie d'énergie plus responsable et durable.

Propriétaires, preneurs à bail, collectivités : qui est responsable ?

Les propriétaires et les preneurs à bail portent la responsabilité de la conformité aux obligations du dispositif Éco Énergie Tertiaire. Cette règle s’applique aux bureaux, services publics, et établissements éducatifs.

Les collectivités locales doivent également respecter ces obligations. Chaque acteur joue un rôle clé dans la réduction de la consommation énergétique. Ils doivent surveiller leurs niveaux de consommation d'énergie, déclarer des données pertinentes, et planifier des actions spécifiques.

Les exceptions existent. Certaines situations, comme les regroupements ou les mono-usages, peuvent modifier les responsabilités. Toutefois, la nécessité d'agir reste cruciale pour tous.

Ces mesures visent à atteindre l’objectif de réduction de -40 %, -50 % ou -60 % d’ici 2050.

Exceptions et cas particuliers (regroupements, mono-usages…)

Certaines situations bénéficient d'exceptions au dispositif Éco Énergie Tertiaire. Les constructions provisoires, par exemple, ne sont pas soumises aux mêmes obligations. Ces permis de construire précaires s'intègrent dans des projets temporaires.

Ils échappent donc à la réduction progressive de la consommation d'énergie.

Les lieux de culte et les activités de défense ou de sécurité civile présentent également des particularités. Ces bâtiments peuvent avoir des contraintes spécifiques. Par conséquent, le décret prévoit des adaptations.

Les acteurs concernés doivent tout de même suivre des recommandations pour améliorer leur efficacité énergétique sans pénaliser leurs usages.

Modalités de déclaration sur la plateforme OPERAT

La déclaration des consommations d'énergie se fait sur la plateforme OPERAT, gérée par l'ADEME. Chaque propriétaire et preneur à bail doit respecter les échéances fixées.

  1. Créez un compte sur la plateforme OPERAT pour accéder aux fonctionnalités. Cela vous permettra de suivre facilement vos obligations.
  2. Choisissez l'année de référence pour votre déclaration. Vous pouvez utiliser les données des années 2020 et 2021 jusqu'au 31 décembre 2022.
  3. Remplissez votre déclaration annuelle des consommations d'énergie avant le 30 septembre de chaque année. La date limite est cruciale pour éviter des sanctions.
  4. Calculez les écarts entre vos objectifs et vos résultats réels. Ce suivi aide à ajuster votre stratégie énergétique.
  5. Suivez vos trajectoires énergétiques afin de rester dans les limites exigées par le dispositif Éco Énergie Tertiaire.
  6. Obtenez une notation basée sur vos déclarations et performances énergétiques. Cette évaluation peut influencer vos décisions futures en matière d'énergie.
  7. Profitez des ressources disponibles sur la plateforme, telles que guides pratiques et FAQ, pour faciliter le processus de déclaration.

Le non-respect des obligations peut entraîner des amendes sévères, atteignant 1 500 euros pour les personnes physiques et 7 500 euros pour les personnes morales.

Création de compte et choix de l’année de référence

Pour créer un compte sur la plateforme OPERAT, rendez-vous sur le site géré par l'ADEME. Remplissez ensuite les informations demandées. Choisissez une année de référence pour vos déclarations de consommation d'énergie.

Vous pouvez opter pour une année entre 2010 et 2020. Ce choix impacte votre déclaration des données et votre suivi des consommations.

Assurez-vous que l'année choisie représente fidèlement votre niveau de consommation. Cette précision aide à établir des objectifs énergétiques réalistes. Une bonne méthode consiste à examiner vos anciennes factures d'énergie pour faire le meilleur choix possible.

Déclaration annuelle des consommations d’énergie

Chaque entreprise doit déclarer ses consommations d'énergie avant le 30 septembre de chaque année. Cette obligation fait partie du dispositif Éco Énergie Tertiaire. Les données à fournir incluent les consommations d'électricité, de gaz et d'autres énergies.

Les formats attendus sont clairs et précis pour garantir une collecte efficace des données.

La première remontée des données s'est faite le 30 septembre 2022. Les acteurs concernés doivent suivre ce calendrier rigoureux. Respecter ces délais évite des sanctions. Une bonne gestion de l'information assure la conformité avec la réglementation en vigueur.

Calcul des écarts, suivi des trajectoires, notation

La plateforme OPERAT mesure la performance énergétique des bâtiments en collectant des données sur leur consommation d'énergie. Elle compare ces données aux objectifs de réduction fixés par le décret tertiaire.

Cette analyse permet de calculer les écarts entre la consommation réelle et les valeurs cibles.

La notation Éco Énergie Tertiaire évalue ensuite les progrès réalisés. Elle se base sur les résultats obtenus pour attribuer une note aux bâtiments. Les acteurs peuvent ainsi suivre les trajectoires de performance énergétique et ajuster leurs actions en conséquence.

Ce système engage les propriétaires à adopter des comportements écoresponsables pour respecter les exigences du dispositif Éco Énergie Tertiaire.

Objectifs de performance : comment les atteindre ?

Les bâtiments tertiaires doivent réduire leur consommation d'énergie. L'objectif est de diminuer de -40 % d'ici 2030, -50 % d'ici 2040 et -60 % d'ici 2050 par rapport à 2010. Pour y parvenir, les acteurs concernés doivent choisir entre valeurs relatives et valeurs absolues.

Ils peuvent également moduler leurs objectifs en fonction des contraintes.

Des démarches comme la rénovation ou l’amélioration des usages joueront un rôle clé. Un bon pilotage énergétique facilite le suivi des performances. Des outils d'accompagnement peuvent aider à collecter des données pertinentes.

Ainsi, les occupants s’engagent dans cette transition.

Valeurs relatives vs valeurs absolues : que choisir ?

Les valeurs relatives et absolues offrent des approches différentes pour mesurer la consommation d'énergie. Les valeurs relatives se basent sur une année de référence. Elles permettent de comparer les performances d'un bâtiment en fonction de son évolution.

Par exemple, réduire la consommation de 40 % d’ici 2030 peut être plus motivant pour certains acteurs. En revanche, les valeurs absolues fixent des objectifs précis. Elles imposent un seuil à atteindre, comme -60 % d'ici 2050.

Cela peut rendre le suivi des performances plus simple.

Chaque approche a ses avantages et ses inconvénients selon le contexte. Les valeurs relatives s'adaptent mieux aux bâtiments dont l'exploitation varie. Cependant, elles peuvent sembler floues pour certains responsables.

Les valeurs absolues, quant à elles, apportent une clarté indiscutable. Elles proposent des objectifs concrets, mais peuvent être perçues comme restrictives. Il est donc crucial pour les propriétaires et les preneurs à bail de choisir l'approche qui correspond le mieux à leur situation et à leurs capacités énergétiques.

Possibilités de modulation des objectifs (contexte, contraintes)

La modulation des objectifs est possible si l’on justifie des contraintes techniques ou architecturales. Les acteurs concernés doivent prouver leur situation par des documents clairs.

Cette procédure permet de s’adapter aux réalités des bâtiments anciens ou classés. Les acteurs privés, comme les propriétaires et les preneurs à bail, peuvent ainsi soumettre une demande de modulation auprès des autorités compétentes.

Des tolérances s’appliquent selon le contexte spécifique de chaque bâtiment. Il est essentiel d’expliquer les difficultés rencontrées, notamment en matière de performances énergétiques.

Une fois la demande remplie, le dispositif éco énergie tertiaire prend en compte ces justifications pour établir des objectifs réalistes. Cela facilite l'engagement des acteurs tout en respectant les enjeux d'écologie et d'efficacité énergétique dans le cadre de la transition nationale bas carbone.

Démarches de rénovation, amélioration des usages, pilotage énergétique

Les démarches de rénovation énergétique jouent un rôle crucial dans la réduction de la consommation d'énergie. Effectuer des travaux d'isolation permet de diminuer les déperditions thermiques.

Installer un éclairage performant réduit également la consommation. Optimiser le système de chauffage, ventilation et climatisation (CVC) contribue à une gestion efficace des ressources énergétiques.

Le pilotage énergétique implique une surveillance active des consommations. Utiliser des outils de gestion technique de bâtiment (GTB) aide à automatiser les processus. Cela permet d'ajuster les usages selon les besoins réels.

Engager les occupants favorise une prise de conscience sur leurs comportements. Ces actions collectives représentent des leviers d’action prioritaires pour atteindre les objectifs réglementaires dans le cadre du dispositif Éco Énergie Tertiaire.

Leviers techniques pour réduire la consommation

Améliorer l'efficacité énergétique représente un enjeu majeur dans le cadre du dispositif Éco Énergie Tertiaire. Les travaux d’isolation offrent une solution efficace pour limiter les déperditions thermiques.

Installer un éclairage performant réduit la consommation tout en améliorant le confort. L'optimisation des systèmes de chauffage, ventilation et climatisation (CVC) assure une gestion énergétique plus intelligente.

L'automatisation par la Gestion Technique de Bâtiment (GTB) ou les Systèmes de Contrôle Automatique de Bâtiments (BACS) facilite le suivi des consommations. La production d'énergies renouvelables (EnR) permet aux entreprises de diminuer leur dépendance énergétique.

L'autoconsommation devient ainsi un levier puissant pour le tertiaire en France, contribuant à l'écologie et à la réduction des émissions.

Travaux d’isolation, éclairage performant, CVC optimisé

Les travaux d'isolation, l'éclairage performant et le CVC optimisé jouent un rôle clé dans la réduction de la consommation énergétique. Ces solutions techniques s'alignent avec les exigences du dispositif Éco Énergie Tertiaire.

  • L’isolation des bâtiments réduit les pertes thermiques. Des matériaux modernes améliorent l’efficacité énergétique.
  • L'éclairage performant utilise des ampoules LED. Ces ampoules consomment moins d'énergie et durent plus longtemps que les anciennes options.
  • Un système de chauffage, ventilation et climatisation (CVC) optimisé améliore le confort intérieur. Ce type de système régule la température tout en limitant la consommation d'énergie.
  • Les travaux d’isolation peuvent diminuer les factures d’énergie jusqu'à 30%. Cela aide à respecter les objectifs de réduction fixés par le décret tertiaire.
  • Installer des capteurs de présence pour l’éclairage permet d'éteindre automatiquement les lumières. Cela contribue à une gestion efficace de l'énergie dans le milieu tertiaire.
  • La mise à niveau du CVC vers des unités plus modernes assure un meilleur rendement. Cela se traduit par des économies sur le long terme.
  • Les obligations réglementaires incitent à miser sur ces technologies écologiques. Les acteurs engagés doivent intégrer ces solutions pour une meilleure performance énergétique.

Ces approches font partie intégrante du schéma général pour atteindre la neutralité carbone dans le secteur tertiaire.

GTB/BACS : automatisation et contrôle intelligent

La Gestion Technique de Bâtiment (GTB) et les Systèmes de contrôle et d'automatisation des bâtiments (BACS) jouent un rôle essentiel dans l'économie d'énergie. Ils facilitent la réduction des consommations grâce à une meilleure gestion des ressources.

  1. La GTB optimise le fonctionnement des installations techniques. Elle permet de centraliser les données de consommation et d'évaluer rapidement les performances énergétiques des bâtiments.
  2. L'automatisation améliore le confort des occupants tout en réduisant les coûts énergétiques. Des systèmes intelligents ajustent le chauffage et la climatisation selon l'occupation réelle.
  3. Les équipements BACS intègrent divers systèmes, comme l'éclairage, la CVC, et la sécurité. Cela renforce l'efficacité énergétique globale du bâtiment.
  4. En matière d'éco-énergie tertiaire, la loi impose aux entreprises d'utiliser ces technologies pour respecter les seuils de réduction d'énergie fixés par le décret tertiaire.
  5. La mise en œuvre de la GTB peut engendrer jusqu'à 30% d'économies sur les factures énergétiques. Ce chiffre souligne l'importance cruciale de ces systèmes dans le cadre de politiques écologiques.
  6. Les obligations réglementaires incluent une surveillance constante des performances énergétiques via des compteurs intelligents. Ces dispositifs collectent continuellement des données pour garantir une conformité avec le décret Éco Énergie Tertiaire.
  7. L'intégration réussie du BACS nécessite un plan d'action clair et des audits réguliers pour identifier les améliorations possibles.
  8. Des subventions sont disponibles pour aider à financer l'installation de solutions GTB/BACS, notamment via le dispositif CEE (Certificat Économie d’Énergie).
  9. Avec l’évolution technologique, le marché propose désormais plusieurs outils performants pour accompagner cette transition vers une gestion énergétique intelligente.

Ces éléments mettent en avant non seulement les obligations réglementaires mais aussi les avantages pratiques associés à la GTB et au BACS dans le secteur tertiaire en France.

Production d’EnR et autoconsommation dans le tertiaire

Les entreprises peuvent adopter des solutions de production d'énergies renouvelables (EnR). Installer des panneaux solaires sur les toits est une option efficace. Ces panneaux captent l'énergie du soleil et la transforment en électricité.

Cette électricité peut ensuite être utilisée sur place. Cela permet de réduire les factures d'énergie. De plus, les entreprises contribuent à l'écologie.

L'autoconsommation représente un levier important pour le secteur tertiaire. Elle permet aux acteurs de gérer leur consommation d'énergie de manière autonome. Les bâtiments qui intègrent des EnR diminuent leur dépendance aux ressources extérieures.

Cela participe également à la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Les dispositifs CEE et les subventions ADEME soutiennent ces initiatives.

Aides financières et accompagnement disponibles

Des soutiens financiers existent pour le secteur tertiaire grâce au dispositif Éco Énergie Tertiaire. Divers outils d'accompagnement facilitent la mise en conformité.

  1. Les Certificats d'Économie d'Énergie (CEE) offrent des aides financières aux projets visant à réduire la consommation d'énergie.
  2. L'ADEME propose des subventions pour soutenir les travaux de rénovation énergétique et améliorer l'efficacité énergétique des bâtiments.
  3. Le plan France Relance inclut des mesures incitatives pour encourager les entreprises à s'engager dans la transition énergétique.
  4. Des prêts verts facilitent le financement de projets liés à l'énergie renouvelable et à l'efficacité énergétique.
  5. L'ingénierie de projet accompagne les acteurs avec des Aménageurs, des bureaux d'étude et des MOOC sur le décret tertiaire.
  6. La plateforme OPERAT met à disposition un guide d'accompagnement pour aider à respecter les obligations du décret tertiaire.
  7. Un document PDF intitulé "Construisons ensemble la transition énergétique" fournit des ressources supplémentaires sur ce sujet.
  8. Une foire aux questions est accessible sur la plateforme pour répondre aux préoccupations des utilisateurs concernant leurs obligations énergétiques.
  9. La Direction Départementale des Territoires offre un soutien spécifique aux collectivités et propriétaires privés engagés dans cette initiative écologique.

Dispositifs CEE, Certificat Économie d’Énergie

Les dispositifs CEE, ou Certificats Économie d’Énergie, soutiennent les projets visant à réduire la consommation d'énergie. Ces aides financières existent pour encourager les particuliers et les entreprises.

Pour bénéficier de ces dispositifs, il suffit de remplir des critères spécifiques. Les acteurs peuvent déposer leurs demandes auprès des fournisseurs d'énergie. En retour, ils reçoivent des certificats.

Ces certificats peuvent ensuite être échangés ou vendus sur le marché. Cela permet de financer des actions concrètes comme des travaux d'isolation ou l'installation d'équipements performants.

Les subventions ADEME viennent compléter ces initiatives. Elles offrent un soutien financier pour la transition énergétique. Les projets éligibles incluent la rénovation énergétique et l'optimisation des usages.

Les collectivités et les propriétaires doivent s'informer sur ces subventions. L'accompagnement d'un bureau d'études peut également aider à réaliser des audits énergétiques efficaces.

En saisissant ces opportunités, les acteurs engagent leur responsabilité dans la réduction de la consommation d'énergie en France.

Subventions ADEME, plan France Relance, prêts verts

L'ADEME propose des subventions pour aider les acteurs à réduire leur consommation énergétique. Le plan France Relance inclut également un soutien financier pour des projets écologiques.

Ces aides s'adressent aux entreprises et collectivités souhaitant améliorer leur efficacité énergétique.

Les prêts verts facilitent le financement de travaux d'amélioration énergétique. Pour bénéficier de ces aides, il faut respecter certaines conditions d’éligibilité. Les projets doivent viser des économies d'énergie significatives pour être soutenus.

Cela engage les acteurs à investir dans l'avenir et à transformer le parc immobilier.

Ingénierie de projet : AMO, bureaux d’étude, MOOC décret tertiaire

Se faire accompagner par des professionnels est essentiel. Cela maximise les résultats lors de la mise en conformité avec le décret tertiaire.

  1. L'assistance à maîtrise d'ouvrage (AMO) offre un encadrement spécialisé. Ce soutien permet de mieux planifier et gérer les projets énergétiques.
  2. Les bureaux d'étude jouent un rôle clé dans l'évaluation énergétique. Ils fournissent des analyses détaillées pour aider à atteindre les objectifs de réduction.
  3. Suivre un MOOC sur le décret tertiaire aide à comprendre les enjeux réglementaires. Cette formation en ligne donne des outils pratiques aux acteurs concernés.
  4. L’expertise d’un AMO facilite la collecte des données nécessaires pour une déclaration précise. Cela assure également une bonne gestion du suivi énergétique.
  5. Les bureaux d'étude élaborent des stratégies adaptées aux besoins spécifiques des bâtiments concernés par le dispositif Éco Énergie Tertiaire.
  6. Un MOOC peut offrir des mises à jour régulières sur les évolutions législatives et techniques liées au code de la construction et à l’écologie.
  7. Engager ces professionnels réduit les risques de sanctions pour non-conformité aux obligations du décret tertiaire.
  8. L'accompagnement professionnel assure une meilleure implication des occupants dans l'effort énergétique collectif, favorisant ainsi une optimisation globale.

Risques, sanctions et contrôle

Les sanctions pour non-respect des obligations peuvent atteindre 1 500 euros pour les personnes physiques et 7 500 euros pour les personnes morales. Ces sanctions s'appliquent à ceux qui n'ont pas déclaré leurs consommations sur la plateforme OPERAT depuis septembre 2022.

Près de 68 % du parc tertiaire doit se conformer à cette réglementation, nécessitant un reporting annuel des consommations énergétiques réelles. Avant d'imposer des amendes, une mise en demeure est nécessaire.

Ce processus suit le principe du "Name & Shame". Les assujettis doivent respecter les objectifs de réduction sous peine de sanctions.

Quelles sanctions en cas de non-respect des obligations ?

Le non-respect des obligations du dispositif Éco Énergie Tertiaire entraîne des amendes. Pour une personne physique, l'amende peut atteindre 1 500 euros. Les personnes morales sont soumises à une amende plus élevée, pouvant aller jusqu'à 7 500 euros.

La procédure de mise en demeure peut s'appliquer aux acteurs qui ne respectent pas les règles. Cette procédure entraîne également la publication des mauvais élèves. Cela expose les entités à un risque d'affichage public, ce qui peut nuire à leur réputation.

Procédure de mise en demeure et publication des mauvais élèves

Les autorités engagées dans le dispositif Éco Énergie Tertiaire appliquent des sanctions administratives aux mauvais élèves. Une procédure de mise en demeure s'active en cas de non-respect des obligations.

Cette démarche débute par un avertissement écrit, qui précise les manquements. Les acteurs concernés doivent répondre et agir rapidement pour corriger leurs erreurs.

En cas d'inaction, les autorités publient les noms des contrevenants. Ce principe de "Name & Shame" vise à responsabiliser les propriétaires et preneurs à bail. Les délais de réponse sont courts, ce qui urge les concernés à se conformer.

Des recours demeurent possibles pour discuter les décisions, mais il est essentiel de fournir des preuves et justificatifs lors des contrôles.

Comment se préparer aux contrôles (preuves, justificatifs, modulation)

Pour bien se préparer aux contrôles, chaque acteur doit rassembler des preuves solides. Documentez toutes les actions menées pour réduire la consommation d'énergie. Gardez une trace des déclarations faites sur la plateforme OPERAT.

L'absence de déclaration depuis septembre 2022 peut poser problème. Il est crucial de fournir des justificatifs d'efforts réalisés, comme les travaux d'isolation ou l'installation de systèmes CVC optimisés.

Anticipez les questions liées aux objectifs non atteints. Préparez une explication claire et concise. Mettez en avant les modulations possibles en raison de contextes spécifiques.

Montrez votre engagement à respecter le dispositif éco énergie tertiaire. Assurez-vous de disposer de tous les documents nécessaires pour prouver vos efforts dans le cadre des obligations réglementaires.

Mettre en place une stratégie de conformité efficace

Une stratégie de conformité efficace est essentielle pour respecter le Dispositif Éco Énergie Tertiaire. Elle permet d’atteindre les objectifs de réduction des consommations d'énergie.

  1. Réalisez un audit énergétique complet. Cet audit aide à identifier les points faibles en matière de consommation d'énergie.
  2. Établissez un plan d'action pluriannuel. Ce plan doit détailler les étapes nécessaires pour atteindre une réduction de -40% d'ici 2030, -50% d'ici 2040 et -60% d'ici 2050.
  3. Suivez régulièrement les indicateurs clés de performance énergétique. Ces indicateurs offrent une vision claire des progrès réalisés.
  4. Impliquez les occupants dans le processus. Leur engagement favorise la mise en œuvre des actions nécessaires.
  5. Utilisez la plateforme OPERAT pour le reporting annuel. Cette plateforme fournit des outils comme l'attestation annuelle des consommations.
  6. Prévoyez un suivi rigoureux des obligations réglementaires. Le respect des délais et des exigences évite les sanctions financières pouvant aller jusqu’à 1 500 euros pour les personnes physiques et 7 500 euros pour les personnes morales.
  7. Mettez en place un système de contrôle interne efficace. Cela permet de préparer et justifier les opérations lors des vérifications externes.
  8. Justifiez toute modulation d'objectifs en cas de contraintes techniques, architecturales ou patrimoniales, afin de rester conforme aux exigences du décret tertiaire.
  9. Sollicitez un accompagnement professionnel si nécessaire, via l’ingénierie de projet, AMO ou bureaux d’étude spécialisés dans le décret tertiaire.

Avec ces étapes, vous garantissez que votre bâtiment respecte le Dispositif Éco Énergie Tertiaire tout en engageant tous les acteurs concernés dans cette démarche écologique importante.

Audit énergétique, plan d’action pluriannuel

L’audit énergétique constitue le point de départ pour toute démarche de conformité. Cet audit permet d’évaluer la consommation d’énergie des bâtiments concernés. Il identifie les origines des pertes énergétiques et propose des solutions adaptées.

Sur cette base, un plan d'action pluriannuel s'élabore. Ce plan fixe des objectifs clairs et mesurables pour réduire la consommation.

Le plan doit inclure des actions concrètes à réaliser sur plusieurs années. Chaque étape doit être suivie et évaluée régulièrement. Les occupants jouent un rôle clé dans cette démarche.

Leur implication facilite le suivi des indicateurs clés de performance énergétique. Engager les acteurs autour du dispositif Éco Énergie Tertiaire devient donc essentiel pour réussir.

Suivi des indicateurs clés de performance énergétique

Suivez les indicateurs clés de performance énergétique pour optimiser votre consommation. Mesurez la consommation d'énergie mensuellement. Analysez l'évolution des factures d'électricité et de chauffage.

Vérifiez les gains réalisés grâce aux travaux d'isolation et à l’éclairage performant.

Tenez un registre des heures d'utilisation des systèmes CVC. Évaluez régulièrement l'efficacité des dispositifs de gestion technique de bâtiment (GTB) et de contrôle intelligent (BACS).

Ces indicateurs vous aideront à adapter votre stratégie et à respecter le dispositif Éco Énergie Tertiaire.

Implication des occupants et pilotage global

L'implication des occupants joue un rôle clé dans la réussite du dispositif éco énergie tertiaire. Les utilisateurs des bâtiments doivent comprendre leurs responsabilités en matière de consommation d'énergie.

Leur engagement favorise des habitudes durables au quotidien. Cela inclut la réduction des déchets et l'optimisation de l'utilisation des équipements.

Le pilotage global est également essentiel. Une bonne gestion énergétique dépend d'un suivi constant des performances. Les occupants doivent être informés des objectifs de performance.

Ils doivent participer aux actions mises en place, comme les audits énergétiques et les plans d'action pluriannuels. En agissant ensemble, ils contribuent à atteindre les objectifs fixés.

Conclusion

Le décret tertiaire : une obligation qui devient une opportunité. Cette réglementation pousse les acteurs du secteur à agir. En se focalisant sur des méthodes efficaces, ils réduisent leur consommation d’énergie.

Utiliser les bons outils facilite cette démarche. Un bon accompagnement assure le succès de la transition vers une meilleure efficacité énergétique.

FAQ

1. Qu'est-ce que le dispositif éco énergie tertiaire?

Le dispositif éco énergie tertiaire est un outil d'accompagnement mis en place par l'état pour améliorer l'efficacité énergétique du parc tertiaire.

2. Quelles sont les obligations liées au dispositif éco énergie tertiaire?

Les obligations du dispositif concernent principalement les acteurs du secteur tertiaire qui doivent prendre des mesures pour réduire leur consommation d'énergie.

3. Comment le dispositif éco énergie tertiaire peut-il agir comme un levier pour la transition écologique?

Grâce à ce dispositif, les entreprises peuvent bénéficier de soutiens et d'incitations pour mettre en œuvre des actions d'économie d'énergie.

4. Quels sont les outils disponibles pour aider à la mise en œuvre du dispositif éco énergie tertiaire?

Des outils informatiques et des conseils sont disponibles pour aider les entreprises à comprendre leurs obligations et à identifier les meilleures opportunités d'économies d'énergie.

Pour aller plus loin :

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