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Température maximale au travail : ce que dit la loi et comment protéger les salariés

La réglementation n'impose pas de température maximale au travail mais oblige l'employeur à assurer un renouvellement d'air adapté dans les locaux. En cas de forte chaleur, des seuils d'alerte sont fixés : 28°C pour un travail physique et 33°C, considéré comme un niveau dangereux.

Les salariés peuvent exercer leur droit de retrait sans avoir à prouver le danger en cas de chaleur excessive.

En outre, si un salarié est exposé à une température de 30°C pendant plus de 900 heures par an, cela peut lui donner droit à des points de crédit. Des plans de gestion des vagues de chaleur sont également mis en place dans certains secteurs pour protéger la santé des travailleurs.

Que dit la réglementation sur la température au travail

Pas de température maximale légale dans le Code du travail

Le Code du travail en France n'établit pas de limite précise concernant la température maximale au travail. Pourtant, il impose à l'employeur une obligation générale de sécurité respectant des conditions de travail adaptées, mentionnées dans l'article L.4121-1.

Cela signifie que, même sans un chiffre exact, les employeurs doivent veiller à protéger leurs salariés contre les risques liés aux fortes chaleurs. Les articles R.4222-1 à R.4222-4 et les articles R.4225-2 et suivants apportent des précisions sur les mesures à prendre pour garantir un environnement de travail sûr et confortable, sans toutefois fixer de seuil de température.

Recommandations de l’INRS et de l’ANACT

L'INRS établit des seuils de température à ne pas dépasser pour garantir la sécurité et la santé des travailleurs. Pour un salarié sédentaire, le risque commence à partir de 30 °C.

Si le travail est physique, le seuil de risque est de 28 °C. Une situation devient dangereuse au-delà de 33 °C. Ces directives soulignent l'importance d'adapter les conditions de travail en fonction de la température.

L'ANACT appuie cette approche en incitant les entreprises à réfléchir sur l'organisation du travail face aux fortes chaleurs. Les actions peuvent inclure l'aménagement des horaires, la provision d'eau fraîche et une ventilation adéquate, essentiels pour maintenir une ambiance thermique supportable.

Différences entre températures recommandées pour bureaux, ateliers, chantiers

Les températures recommandées varient selon le type de travail et le lieu. Pour les bureaux, la norme est fixée entre 20 et 22 °C. Cela garantit un confort thermique pour ceux qui font un travail principalement sédentaire.

Les ateliers demandent une attention particulière selon l'intensité de l'activité physique. Si l'activité est moyenne, une température entre 16 et 18 °C est conseillée. Pour les activités soutenues, celle-ci descend entre 14 et 16 °C, aidant ainsi à prévenir la déshydratation ou la fatigue excessive.

Sur les chantiers, aucune norme spécifique n'est citée, mais il est crucial de prendre en compte la nature du travail extérieur. Le travail en extérieur expose les salariés à des variations importantes de température selon la saison.

Il est donc essentiel d'adapter les mesures de prévention au climat et aux exigences du poste pour assurer la sécurité et le bien-être des travailleurs.

Identifier les risques liés à la chaleur excessive au travail

La chaleur excessive au travail présente de sérieux risques. Un coup de chaleur peut survenir lorsque la température corporelle dépasse des seuils critiques. La déshydratation aggrave aussi les pathologies existantes.

L'INRS fixe un seuil d'alerte à 28°C pour le travail physique. Au-delà de 33°C, le danger devient réel. Les travailleurs doivent donc rester vigilants face à ces températures élevées.

Les effets de la chaleur affectent la concentration et la productivité. Les professions les plus exposées incluent le BTP, la logistique, et l'agriculture. Ces secteurs nécessitent une attention particulière pour protéger la santé physique des collaborateurs.

Les maux de tête et l'épuisement apparaissent rapidement lors d'une exposition prolongée. Une bonne gestion de la chaleur est essentielle pour garantir la sécurité au travail.

Risques pour la santé : déshydratation, épuisement, coup de chaleur

L’exposition à la chaleur peut provoquer de graves risques pour la santé. La déshydratation survient lorsque le corps perd plus d'eau qu'il n'en ingère. Elle peut entraîner des symptômes comme les rougeurs, les douleurs et des œdèmes.

Les travailleurs peuvent aussi souffrir d'épuisement. Ce niveau de gravité se manifeste par une fatigue intense et des crampes.

Un coup de chaleur représente le risque le plus sérieux. Il survient lorsque le corps atteint des températures internes élevées. Cela peut mener à des problèmes cardiovasculaires graves et même à la mort.

Les personnes ayant des pathologies préexistantes, comme le diabète ou des troubles respiratoires, sont particulièrement vulnérables. Il est crucial de rester vigilant et de protéger les travailleurs face à ces dangers.

Impacts sur la concentration, la productivité et la sécurité

La chaleur affecte la concentration et la productivité des travailleurs. À partir de 33 °C, les risques augmentent. Les temps de réaction deviennent plus longs. Les employés commettent davantage d'erreurs et d'omissions.

Les tâches nécessitant précision ou effort physique deviennent plus difficiles.

L'impact psychologique est réel. La chaleur engendre de l'inconfort et de l'irritabilité. Cela peut également affecter la sécurité au travail. Un environnement chaud constitue un danger grave et imminent.

La santé et la sécurité des travailleurs doivent rester une priorité pour les employeurs.

Professions les plus exposées : BTP, logistique, restauration, agriculture

Dans le secteur du BTP, les travailleurs font face à des températures élevées sur les chantiers. Ces professionnels doivent souvent s'exposer au soleil pendant de longues heures.

Les températures peuvent dépasser les 35 degrés en plein été. Selon la réglementation, un accès à un local frais est nécessaire en cas de conditions défavorables. De plus, chaque ouvrier doit recevoir au moins 3 litres d'eau par jour pour s'hydrater.

La logistique, la restauration et l'agriculture sont également des secteurs à risque. Les employés en restauration peuvent travailler près de fours ou de friteuses, où la chaleur est intense.

Les agriculteurs passent des journées entières sous le soleil, arrosent les champs et récoltent les fruits par temps chaud. Ces conditions augmentent le risque de déshydratation et d'épuisement.

Les professions exposées nécessitent une vigilance constante et des mesures de protection adaptées.

Obligations de l’employeur face aux fortes chaleurs

L'employeur doit renouveler l'air régulièrement dans les locaux fermés. Il n'y a pas de limite légale de température maximale au travail en France. Cependant, il doit prendre des mesures de prévention.

La climatisation et la distribution d'eau potable sont obligatoires. Ces efforts protègent les travailleurs de la chaleur excessive.

Face aux fortes chaleurs, l'employeur doit garantir la sécurité et la santé des salariés. Conformément à l'Article L. 4121-1 du Code du travail, il doit adapter les conditions de travail.

Si les températures deviennent dangereuses, les salariés peuvent exercer leur droit de retrait. Des températures extrêmes constituent un risque professionnel important. Cela peut donner droit à des points sur le compte personnel de prévention (C2P).

Obligation générale de sécurité et d’adaptation des conditions de travail

Les employeurs doivent garantir la sécurité et la santé de leurs salariés. Selon l'article L.4121-1 du Code du travail, cette obligation impose d’adapter les conditions de travail.

Ils doivent prévenir les élévations excessives de température. Le Code prévoit également le renouvellement régulier de l’air, comme l indique l’article R.4222-1. Pour cela, l'employeur doit mettre en place des mesures efficaces comme la ventilation et l'accès à de l'eau potable et fraîche.

Ignorer ces responsabilités peut mettre en danger la santé des travailleurs.

Mesures à mettre en place : ventilation, eau, pauses, aménagements horaires

Voici quelques mesures concrètes à mettre en place pour protéger les travailleurs en période de chaleur :

- Assurez une bonne ventilation dans les lieux de travail. Utilisez des ventilateurs ou des systèmes de climatisation.

- Fournissez de l'eau potable et fraîche. Chaque travailleur doit avoir accès à au moins 3 litres d'eau par jour, surtout pour ceux qui travaillent en extérieur.

- Prévoyez des pauses régulières. Ces pauses permettent de se reposer et de se rafraîchir durant les heures les plus chaudes.

- Aménagez les horaires de travail. Favorisez une organisation qui limite l'exposition à la chaleur pendant les périodes critiques.

Ces actions aident à réduire les risques liés à la chaleur et garantissent la protection des travailleurs.

Plan national canicule et circulaires de la DGT

Le plan national canicule, instauré avec l'instruction interministérielle du 31 mai 2022, remplace l'ancien dispositif. Il vise à protéger les travailleurs lors des épisodes de chaleur.

Les employeurs doivent adapter les conditions de travail en conséquence. Ils doivent mettre en place des mesures pour garantir la sécurité des salariés.

Les circulaires de la DGT précisent les obligations des employeurs. Ceux-ci doivent assurer un environnement de travail sûr, même par temps chaud. En cas d’arrêt préfectoral lié à la canicule, une indemnisation via l’activité partielle est possible.

Les entreprises doivent se rapprocher des DREETS pour bénéficier de cette aide.

Le droit de retrait en cas de températures extrêmes

Les salariés peuvent exercer leur droit de retrait. Ce droit s'applique face à un danger grave et imminent lié aux températures extrêmes. Ils n'ont pas besoin de prouver ce danger.

Les températures supérieures à 33 °C sont considérées comme dangereuses, selon l'INRS.

Les employeurs doivent garantir la sécurité au travail. Ils doivent mettre en place des mesures préventives, comme l'aération ou des systèmes de refroidissement. Si ces conditions ne sont pas respectées, les travailleurs peuvent faire valoir leur droit de retrait.

L'inspection du travail intervient en cas de manquement aux règles de sécurité.

Définition et conditions d’exercice du droit de retrait

Le droit de retrait permet à un salarié de quitter son lieu de travail en cas de danger grave et imminent. Aucune preuve du caractère réel du danger n'est nécessaire pour exercer ce droit.

Ce droit s'applique également lors de conditions extrêmes, comme une chaleur excessive. Il est important de signaler la situation à l'employeur.

La mise en œuvre du droit de retrait doit se faire dans le cadre légal défini par le Code du travail. Pour prendre cette décision, le salarié doit avoir un motif raisonnable, comme des températures maximales inacceptables au bureau ou en extérieur.

Quand est-ce justifié ? Exemples concrets

Des situations rendent le droit de retrait justifié. Imaginez un bureau mal ventilé où la température atteint 35°C. Les employés peuvent ressentir des symptômes de déshydratation et de fatigue.

Dans ce cas, l’arrêt de travail est nécessaire pour protéger leur santé.

Sur un chantier, l'absence de point d’eau pendant une journée chaude peut également justifier un droit de retrait. Les travailleurs doivent avoir accès à de l’eau potable et fraîche pour éviter les coups de chaleur.

Si ces conditions ne sont pas respectées, il est essentiel d’exercer son droit.

Démarche à suivre et recours possibles

Pour exercer son droit de retrait, un salarié doit d'abord alerter son employeur. Il signale alors la situation de chaleur excessive. L’employeur doit alors évaluer les conditions de travail et prendre des mesures.

Si la situation ne s'améliore pas, le salarié peut contacter l'inspection du travail. Cela permet de vérifier si l’obligation de l'employeur est respectée. En cas d'inaction, il peut aussi saisir le comité social et économique (CSE).

Le CSE peut intervenir pour demander des améliorations concernant les conditions de travail.

Il est important d'agir rapidement. Les risques liés à la chaleur peuvent entraîner des problèmes de santé comme la déshydratation ou le coup de chaleur. Les professions comme celles du BTP et de la restauration sont les plus exposées.

La vigilance face à ces situations est essentielle. Des recours existent pour obtenir une évaluation de la pénibilité liée à la chaleur. Les salariés peuvent aussi faire appel à des syndicats, qui plaident pour une meilleure réglementation concernant la température au travail.

Solutions techniques et organisationnelles pour rafraîchir les espaces de travail

Les employeurs peuvent utiliser plusieurs moyens pour rafraîchir l'air dans les espaces de travail. La climatisation, les brumisateurs et les ventilateurs constituent des solutions efficaces.

Des mesures de prévention sont également essentielles. Aérer les locaux et distribuer de l'eau potable permettent d'améliorer le confort des salariés.

Un plan de gestion des vagues de chaleur propose des actions concrètes pour rendre les conditions de travail plus agréables. Le renouvellement de l'air doit être assuré en tout temps.

Les adaptations comme le roulement d'équipe et le travail à distance sont recommandées pour limiter l'exposition à la chaleur. Ces dispositions protègent les travailleurs face aux températures extrêmes.

Rafraîchissement passif : stores, brise-soleil, cool roofing

Le rafraîchissement passif joue un rôle essentiel dans la régulation thermique des espaces de travail. L'installation de stores et de brise-soleil réduit l'entrée de chaleur solaire.

Ces dispositifs empêchent le rayonnement direct d'augmenter la température intérieure. Le cool roofing constitue une autre méthode efficace. Ce type de revêtement réfléchit la chaleur du soleil, diminuant ainsi la température des bâtiments.

Ces techniques contribuent à maintenir un environnement de travail plus frais. Elles se complémentent avec d'autres mesures comme la ventilation mécanique ou naturelle permanente, selon l'article R.4222-4 du Code du travail.

Favoriser le confort thermique des salariés passe par ces solutions simples et efficaces.

Ventilation naturelle ou mécanique, climatisation responsable

La ventilation naturelle permet d’aérer les locaux sans énergie supplémentaire. Elle utilise l’air extérieur pour rafraîchir l’environnement. Dans les bâtiments fermés, la ventilation mécanique doit être permanente, selon l’article R.4222-4.

Cette méthode assure une circulation d’air optimale. Elle évite l’accumulation de chaleur et maintient une température confortable.

La climatisation responsable joue également un rôle clé. Elle doit consommer peu d'énergie tout en maintenant le confort des salariés. Choisir des appareils efficaces permet de réduire la dépense énergétique.

Des gestes simples, comme des réglages appropriés, maximisent l’efficacité tout en préservant l’environnement. Prendre soin de la qualité de l’air est essentiel pour la santé au travail.

Adaptation des horaires, rotation des équipes, télétravail

Les PME peuvent facilement adapter les horaires de travail pour mieux gérer la chaleur. Par exemple, elles peuvent instaurer des journées commençant plus tôt ou se terminant plus tard.

Cela permet d'éviter les heures chaudes. La rotation des équipes est une autre solution efficace. En répartissant le travail entre plusieurs personnes, on réduit la charge de travail et le stress lié à la chaleur.

Le télétravail offre également une alternative précieuse. Lorsque les températures montent, travailler depuis chez soi peut alléger la pression sur les salariés. Cette approche favorise leur bien-être.

L'aération des locaux reste essentielle, mais ces ajustements améliorent significativement les conditions de travail durant les vagues de chaleur.

Quelles recommandations spécifiques selon le secteur

Dans les bureaux et open spaces, il est important de maintenir une température idéale entre 20 et 22 °C. Cela favorise le confort et la concentration des travailleurs. Pour les ateliers avec une activité physique moyenne, un seuil de 16 à 18 °C s’avère plus adapté.

L’INRS recommande d’aérer les locaux pour éviter la chaleur excessive.

Dans le secteur du BTP et du travail extérieur, la situation change. Les travailleurs exposés à des températures au-dessus de 28 °C doivent bénéficier de pauses régulières et d’eau potable.

Les jeunes travailleurs ne doivent pas être affectés à des tâches dangereuses lorsque les températures deviennent extrêmes. Cette règle vise à protéger leur santé et leur sécurité face à la chaleur.

Bureaux et open spaces

Les bureaux et open spaces doivent respecter des normes de température. Selon la norme NF X35-203/ISO 7730, une température de 20 à 22 °C est idéale pour le confort des employés.

Au-delà de 30 °C, l'INRS considère qu'il y a un risque pour la santé des travailleurs sédentaires. La chaleur excessive peut entraîner une transpiration excessive, une baisse de concentration et même des accidents.

Pour éviter ces problèmes, il est essentiel d'installer des solutions efficaces. L'utilisation de stores et brise-soleil aide à rafraîchir l'environnement. De plus, aménager des pauses régulières permet d'assurer le bien-être des salariés.

Adapter les horaires peut également améliorer la productivité durant les périodes chaudes.

BTP et travail extérieur

Les travailleurs du BTP doivent respecter des règles strictes face à la chaleur. L'article R.4534-142-1 exige l'accès à un local en cas de conditions défavorables. Chaque travailleur doit recevoir au moins 3 litres d’eau par jour selon l'article R.4534-143.

Ces mesures garantissent une meilleure sécurité et santé au travail.

Il est crucial de prendre des pauses fréquentes. Ces pauses aident à se reposer et à éviter les coups de chaleur. L'hydratation régulière constitue une priorité pour rester en forme.

Trouver de l'ombrage pendant les heures chaudes réduit le risque de déshydratation. Les employeurs doivent garantir ces conditions pour protéger leurs équipes.

Industrie et logistique

La température dans l'industrie et la logistique doit rester contrôlée pour protéger les employés. Selon l'INRS, le risque pour un travailleur sédentaire augmente au-delà de 30 °C.

Pour des tâches physiques, la limite se trouve à 28 °C. Dans les grands entrepôts, il est crucial d'installer des systèmes de ventilation efficace et de fournir de l'eau fraîche.

Les pauses régulières aident également à prévenir la déshydratation.

Les ateliers avec une activité physique soutenue devraient maintenir une température entre 14 et 16 °C. Les employeurs peuvent utiliser des stores et des brise-soleil pour réduire la chaleur.

Adapter les horaires de travail peut aussi contribuer à diminuer l'exposition à la chaleur. La mise en place de ces mesures améliore la sécurité des salariés et leur productivité.

Vers une évolution réglementaire face au changement climatique

Les syndicats plaident pour une évolution réglementaire face aux défis du changement climatique. Ils souhaitent introduire une température maximale légale. Cette mesure pourrait protéger les travailleurs lors des vagues de chaleur.

Météo France alerte souvent sur l'augmentation des températures et le risque de coup de chaleur. L’instruction interministérielle a été mise en place pour gérer ces situations.

Le droit du travail doit s’adapter au caractère réel et effectif de ces risques. Les températures extrêmes constituent un risque professionnel lié à la pénibilité. Les mesures de prévention, comme le respect des seuils d'alerte fixés par l'INRS, deviennent cruciales.

Des initiatives européennes explorent également cette question pour améliorer la sécurité au travail.

Plaidoyers syndicaux et initiatives européennes

Des syndicats en Europe militent pour de meilleures conditions de travail face à la chaleur. En Espagne, les organisations demandent des adaptations au travail lors des alertes orange et rouge.

En Italie, le travail s'arrête si la température dépasse 35 °C. Les travailleurs reçoivent des indemnités dans cette situation. En Lettonie, une température intérieure maximale est fixée à 28 °C pour un faible effort.

Pour un effort modéré, elle tombe à 27 °C, et à 26 °C pour un effort élevé. En Grèce, les travailleurs cessent leur activité au-delà de 38 °C à l’ombre. Ces initiatives montrent un engagement fort envers la santé et le bien-être des salariés.

Débats autour de l’introduction d’une température maximale légale

Le débat sur l'introduction d'une température maximale légale au travail refait surface régulièrement. Les syndicats et plusieurs acteurs appellent à une réglementation stricte.

Ils estiment que des températures trop élevées peuvent nuire à la santé des employés. Cela inclut des risques comme la déshydratation et le coup de chaleur. D'un autre côté, certains craignent que cette loi ne complique les conditions de travail dans certains secteurs.

L'instruction interministérielle du 31 mai 2022 a remplacé le plan national canicule. Elle introduit un dispositif consolidé pour protéger les travailleurs. Ce changement montre une volonté d'adapter la réglementation face au changement climatique.

Le sujet reste délicat, car trouver un équilibre entre sécurité et productivité est essentiel pour les employeurs et les employés.

Rôle de la prévention dans les plans RSE et QVCT

La prévention joue un rôle essentiel dans les plans RSE et QVCT des entreprises. Les mesures de prévention obligatoires incluent l’aération des locaux et la distribution d’eau potable et fraîche.

Ces actions améliorent le bien-être au travail. Elles renforcent également le climat social au sein de l’entreprise.

Les entreprises doivent informer leurs employés sur les bonnes pratiques face à la chaleur. Des ressources comme des brochures et des affiches sur « Travail par forte chaleur. Comment agir ? » peuvent aider.

La santé des salariés doit être une priorité, surtout pendant les périodes de fortes chaleurs. Ainsi, la vigilance rouge devient cruciale pour prévenir les risques liés à la température excessive du corps.

Conclusion

Protéger les salariés face à la chaleur est crucial. Les lois demandent des actions concrètes pour garantir leur sécurité. Employeurs et employés doivent connaître leurs droits et devoirs.

Adopter des bonnes pratiques est essentiel. La prévention reste la meilleure réponse à l'absence de seuil légal. Des mesures adéquates aideront à maintenir un environnement de travail sain.

FAQ

1. Quelle est la température maximale pour travailler selon la loi?

La loi n'établit pas de température maximale fixée pour travailler, mais elle interdit de travailler dans des conditions de chaleur exagérée.

2. Comment le ministère du travail détermine-t-il la température maximale au bureau?

Le ministère du travail utilise la valeur relative de la température du corps et du temps de travail pour déterminer si la température au bureau est trop élevée.

3. Quel est le rôle de l'institut national de recherche et de sécurité dans la régulation de la température au travail?

L'institut national de recherche et de sécurité (INRS) fournit des conseils et des règles de sécurité pour aider à maintenir une température appropriée sur le lieu de travail.

4. Quelle est la température minimale pour travailler selon la CNAMT?

La CNAMT n'a pas fixé de température minimale pour travailler, mais elle recommande que les conditions ne soient pas trop froides.

5. Est-il interdit de travailler en extérieur à une certaine température?

Il n'existe pas de température maximale en extérieur au-delà de laquelle il serait interdit de travailler, mais les employeurs doivent veiller à ce que les conditions ne soient pas dangereuses.

6. Comment peut-on protéger les salariés contre les températures extrêmes au travail?

La protection des salariés contre les températures extrêmes au travail consiste à mettre en œuvre des règles de sécurité, à surveiller régulièrement les conditions et à permettre des pauses régulières.

Pour aller plus loin :

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